Analyse réglementaire

Contrôles AML pour les plateformes FinTech

Les programmes AML des FinTech exigent davantage que des documents de politique interne. Ils nécessitent une entrée en relation fondée sur les risques, une logique de surveillance, des procédures d’escalade, des éléments probants et une discipline opérationnelle.

Les plateformes FinTech se développent souvent plus rapidement que leur infrastructure de conformité. Il en résulte un écart bien connu : le modèle économique devient complexe, tandis que les contrôles AML restent génériques, interprétés manuellement ou copiés d’institutions présentant des profils de risque différents.

La conception de contrôles AML efficaces commence par le produit lui-même. Qui utilise la plateforme ? Quelle valeur y transite ? Quelles juridictions sont concernées ? Où l’anonymat, la stratification, les mouvements rapides ou le contrôle par des tiers peuvent-ils entrer dans le système ?

À partir de là, le dispositif AML doit relier l’entrée en relation, le KYC, l’examen des bénéficiaires effectifs, la surveillance des transactions, le filtrage des sanctions, les protocoles d’escalade, la conservation des documents et l’analyse des activités suspectes. La question centrale n’est pas de savoir s’il existe une politique. Elle est de savoir si l’environnement de contrôle peut détecter, expliquer et documenter les décisions relatives aux risques sous la pression réglementaire.

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